La phrase choc du coach : je veux imposer notre jeu à l’équipe adverse, cela fait longtemps que j’ attends cela, j’en ai marre de voir l’équipe se faire balader sur notre terrain. Très bon discours, on tient peut être notre sauveur
Football : « C’était un organisateur dans l’âme », Stéphane Moulin vu par ceux qui l’ont connu comme joueur
Publié : 30 Mai 2025 à 18h00
Deux anciens du VAFC (Michel Pageaud, Stéphane Grosselin) et le manager général de l’Entente Feignies-Aulnoye (Dominique Carlier) ont bien connu le nouvel entraîneur rouge et blanc Stéphane Moulin quand il était joueur. Ils évoquent une personnalité à part.
Ils n’étaient encore que des gamins. « Quand on s’est connus (à Angers, avec Stéphane Moulin), je devais être cadet 2 et lui cadet 1, on avait 14-15 ans », se remémore Michel Pageaud. Le parallélisme de leurs trajectoires de joueurs qui les a amenés à gravir les échelons, puis à quitter l’Anjou de concert, en 1990, s’est ensuite arrêté là. L’ancien gardien de VA désormais installé à Wargnies-le-Grand ne boude pas son « plaisir » à la perspective de recroiser son ancien équipier aux mains de qui les dirigeants valenciennois ont confié leur équipe pro.
« Regonflé à bloc »
Michel Pageaud loue le professionnalisme de celui qui, dans leur prime jeunesse, avait su trouver les mots justes pour le remotiver. « On était présélectionnés en équipe de France cadets, on venait d’arriver le soir à Aix-en-Provence et le sélectionneur, Henri Michel, décide quand même de nous faire entraînement. Je passe complètement à côté de la séance, je voulais rentrer à Angers… » Stéphane Moulin ne le laisse pas se morfondre. « Le lendemain, j’étais regonflé à bloc. »
« (Stéphane Moulin) était très à l’aise avec tout le monde. Quand il passait dans les couloirs, on l’entendait, c’est quelqu’un qu’on remarquait. »
Stéphane Grosselin
Un autre ancien a porté le maillot bleu en même temps que le néo-Valenciennois : il s’agit de Stéphane Grosselin qui l’a côtoyé au Bataillon de Joinville, où étaient appelés également Vincent Guérin, Jocelyn Angloma et William Prunier en 1987-88. Chez les militaires, ils se retrouvent sous l’autorité d’un certain Roger Lemerre… « Nous étions parmi les seuls à venir de clubs de Division 2. » Numéro 10 à l’ancienne, « très technique et clairvoyant », Stéphane Moulin n’a pas eu une grosse carrière de joueur. Mais il avait pour lui d’être « très à l’aise avec tout le monde. Quand il passait dans les couloirs, on l’entendait, c’est quelqu’un qu’on remarquait ».
« Élément fédérateur »
Le manager général de l’Entente Feignies-Aulnoye, Dominique Carlier, avait été immédiatement séduit par sa personnalité à l’époque où il coachait le SO Châtellerault, en D3 (le National actuel). Il avait fait venir Stéphane Moulin de Châteauroux, en 1992, et lui avait presque aussitôt confié le capitanat. « On ne choisit pas son sport ni son poste par hasard, c’était un organisateur dans l’âme, il a été très vite un élément fédérateur » dans le vestiaire.
Le voir devenir entraîneur en 1997, deux ans à peine après le départ de Dominique Carlier du club de la Vienne, n’avait absolument rien d’incongru. Le parcours accompli depuis par Stéphane Moulin parle tout seul. Le « MG » sambrien est conquis : VA « n’a pas fait un bon choix, il ne pouvait pas y avoir d’autre », tranche-t-il.
Stéphane Moulin reprend du service à Valenciennes : « Le temps est un médicament »
Après deux ans de pause, Stéphane Moulin va retrouver le costume d’entraîneur à Valenciennes (National). À la veille de la reprise dans le Nord, ce mardi 1er juillet, il raconte sa reconstruction familiale après le décès de son épouse Armelle, et son envie, intacte.
Comment vous sentez-vous, à la veille de retrouver une équipe après deux ans de pause ?
Stéphane Moulin : « Je ne dirais pas que c’est de l’excitation mais il y a une espèce d’adrénaline, un peu comme à mes débuts. De la curiosité aussi, je vais arriver, avec Patrice (Sauvaget), dans un lieu que je ne connais pas, avec des gens que j’apprends à découvrir. Ça rend le challenge passionnant. À moi de m’adapter. »
Est-ce qu’il y a aussi l’idée qu’il était temps ?
« Oui. Je pense sincèrement que si je n’avais pas replongé cette année, ça aurait certainement été terminé pour moi, en tout cas en professionnel. À un moment donné, l’impatience peut devenir de la crainte, l’impression de ne plus appartenir à ce monde-là. Il y a aussi l’interrogation des autres, savoir si tu es encore capable. »
Auriez-vous eu une sensation d’inachevé ?
« Je ne sais pas si je l’aurais vécu comme une frustration. Le monde change tellement vite que je l’aurais pris comme ça vient. Après, c’est vrai que là, j’ai retrouvé cette envie, cette énergie. Je ne voulais pas être à la retraite avant la retraite… J’avais entendu des collègues qui arrêtaient ponctuellement, sans club ou pour souffler, évoquer le manque. Quand tu le vis par toi-même, tu comprends mieux que ça démange. »
C’est arrivé quand, pour vous ?
« Ça fait déjà un peu plus d’un an, mais ces 6-7 derniers mois, c’était vraiment de plus en plus fort. Plutôt en allant au stade, à Angers. J’y allais comme un spectateur, même un supporter, mais très vite au fil du match, tu redeviens un coach dans la tribune. Par exemple, Alex Dujeux, lui, est au début[…]
Belle analyse du match amical., Un coach qui voit les mêmes manques que nous et attend encore un DC en plus de Trémoulet qui part en stage et un milieu défensif expérimenté.
VAFC : « Les supporters vont voir une équipe qui va donner le meilleur d’elle-même », Stéphane Moulin se confie avant la reprise du National
Publié : 4 Août 2025 à 18h30
À moins d’une semaine de la reprise et alors que tous les matchs d’entraînements sont finis, Stéphane Moulin, le nouvel entraîneur, fait le point sur ce qu’il attend de cette saison.
Stéphane Moulin, la saison commence dans une semaine, quel est votre état d’esprit ?
« J’ai hâte que ça démarre. Les matchs de préparation c’est important, il faut en faire, mais il faut aussi que le championnat démarre, parce que ce ne sont plus les mêmes enjeux, ce ne sont plus les mêmes émotions. On ne joue pas forcément de la même manière. Je pense qu’on est prêts dans pas mal de domaines, mais dans certains, au niveau technique notamment, il faut vraiment qu’on monte le curseur. »
Quels sont vos objectifs sur la saison qui arrive ?
« On veut essayer de faire une bonne saison et d’être le plus haut possible dans le tableau. Mais on n’est pas tout seul, on aura des concurrents directs. Et puis nous, on a toute une équipe à reconstruire. C’est ce qu’on est en train de faire, mais tout ne peut pas arriver d’un seul coup. On fera les comptes à la fin de la saison, au mois de mai. En attendant, on va se préparer pour le match de Châteauroux, parce que l’objectif depuis la reprise de l’entraînement, c’était ça, le 8 août. C’est dans quatre jours. C’est là qu’on verra si on a bien travaillé. Pour l’instant, ça ne restait que du travail pour être bien. Réponse vendredi prochain ! »
« Dans les 30 derniers mètres, on a encore beaucoup de travail »
L’équipe est-elle complètement définie ?
« Devant, à l’attaque, on sait bien que c’est le poste le plus difficile. On a Gaëtan Courtet qui est blessé. C‘est un peu dommage, parce que c’était notre joueur phare dans l’animation offensive. Mais pour l’instant, il faut faire sans lui, mais on ne va pas se plaindre. Et puis on a des garçons derrière qui sont un peu en difficulté dans le jeu. Donc c’est pour ça qu’on est à la recherche de quelqu’un qui puisse épauler à la fois Gaëtan et le seconder aussi quand il ne sera pas là. Pourquoi pas avoir deux attaquants phare. »
Alors, quel est le programme pour être complètement prêts ?
« On va travailler, vous vous doutez bien. On a beaucoup travaillé sur l’aspect tactique, sur l’aspect athlétique, sur les relations aussi entre les joueurs. Mais force est de constater que dans les 30 derniers mètres, on a encore beaucoup de travail. Donc on va accentuer un peu le travail là-dessus cette semaine, sans occulter le reste. Mais on est obligés quand même, au regard de ce match-là, d’insister un petit peu sur ce qui nous manque, l’aspect technique. Donc on va mettre ça en place. Je ne suis pas inquiet, même si je ne suis pas confiant non plus, parce que je ne connais pas la valeur des autres équipes. Face à des équipes supposées hiérarchiquement supérieures à la nôtre, on impose des choses. Donc maintenant, il faut concrétiser ce travail. »
Vous avez perdu votre dernier match de préparation, on peut engranger de la confiance quand même ?
« Oui, mais le résultat n’est pas important. Il sera important la semaine prochaine. La prépa, c’était encore une fois une espèce de répétition. On a été présents, mais on a perdu. Et si on a perdu, c’est qu’il y a des choses qui n’ont pas été bien faites. Donc il faut corriger ça. Et on a encore une semaine pour ça. » Vous avez fait un petit peu la rencontre avec les supporters. Comment peuvent-ils vous aider ?
« Je les connais de loin, donc je vais apprendre à les connaître. Mais on peut leur demander qu’ils soient derrière leur équipe. Il faut qu’ils sachent que leur équipe a beaucoup de valeurs, les garçons se sont et vont se dépouiller. C’est la moindre des choses. J‘ai envie de dire qu’ils soient comme ils sont habituellement. Ils vont avoir une équipe qui va vraiment donner le meilleur d’elle-même. En tout cas, je l’espère. Et après, on aura besoin d’eux dans les mauvais moments, mais dans les bons aussi. J’espère qu’il y en aura. Mais c’est notre boulot de leur donner envie. C’est le terrain que ça se joue. Il faut qu’on arrive à les entraîner et qu’ils aient envie de nous encourager. Je sais bien qu’ils sont impatients, qu’ils ont des attentes, ce qui est normal. Et on va essayer de les contenter dans leurs demandes. »
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour les quelques mois qui viennent ?
« Une bonne saison. Du plaisir pour les supporters, du plaisir pour nous aussi, parce qu’on doit en prendre, même si c’est notre métier. Essayer de créer un nouvel élan. Et que tout le monde prenne du plaisir à venir au stade et à supporter son équipe. »
Un bon point pour le discours honnête de coach Moulin, lucide et peu satisfait du jeu proposé lors du match de Châteauroux.
Il y a encore du taf !
Mais surtout, une prière : SR, recrutez-lui un vrai buteur !!
Pas faux, mais hier, il y a eu des occases, seulement devant, on n’avait que des arroseurs de bégonias !!!
Un Grbic, un Da Costa ou un Mothiba en auraient planté plus d’un…
Désolé mais hier on a eu 3 occasions franches où on s’est emmêlés les pinceaux. L’année dernière, nous en avions très peu et c’est un progrès pour moi cette saison.
Désolé mais hier on a eu 3 occasions franches où on s’est emmêlés les pinceaux. L’année dernière, nous en avions très peu et c’est un progrès pour moi cette saison.
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Tu te contentes de peu.
Je suis aussi d’accord avec Phil, lui-même d’accord avec le coach.
Si Châteauroux méritait d’être devant en 1er MT. Nous pouvions gagner le match en 2nde MT. Match nul logique.
Avec la 1ere MT de Louchet, et un Buades qui évite de bouffer la feuille par exemple, c’était plié. Donc attention a ne pas trop gâcher, même si le championnat est encore long.
Effectivement, l’année dernière, c’était une, voire deux occasions dans un match. Vendredi, nous en avons eu plus surtout en deuxième mi-temps, signe d’une emprise sur le match plus significative. Ce qui n’est pas normal est que aucun tir n’a été cadré par gros souci technique. A Moulin de trouver des solutions pour convertir ces quelques occasions en but, soit par un travail plus affiné dans la surface de réparation soit par la venue d’un AC supplémentaire.