VAFC : « Le stade n’est pas construit sur un cimetière », esprit de la gagne, es-tu là ?
Publié : 11 Septembre 2025 à 20h00
Les supporters valenciennois montrent déjà de sérieux signes d’impatience après un début de championnat raté qui les renvoie au marasme dans lequel se débat VA depuis des années. La culture de la gagne dans ce club s’est-elle envolée ? Stéphane Moulin ne croit pas à la fatalité.
Eux qui avaient passé une bonne partie de la saison dernière à réclamer son départ, les Ultras Roisters ont fini par tomber d’accord sur au moins un point avec Ben Chorley, parti au printemps. Dans un communiqué publié au lendemain de la défaite à Saint-Brieuc, la troisième en cinq matchs et déjà celle de trop, le groupe de supporters admet que « l’ancien directeur sportif n’avait peut-être pas tort quand il disait que nous n’étions plus habitués à gagner ». L’Anglais était un homme de peu de mots. En mai 2024, lors d’une unique interview accordée à La Voix du Nord en deux ans de présence dans le Hainaut, il observait ainsi, après la descente de Ligue 2 en National : « Le résultat de cette saison, l’origine de ce qui s’est passé, remonte à plus loin. (…) Il y a beaucoup à faire pour créer un environnement propice à la victoire. »
Dix ans de malheurs
En plus de dix années de résultats médiocres, la culture de la gagne a-t-elle abandonné Valenciennes ? Gaëtan Courtet, fort de sa longue expérience, ne croit pas qu’il s’agisse d’un problème localisé. « La culture de la gagne, que ce soit ici ou ailleurs, est de plus en plus difficile à transmettre, je trouve qu’elle se perd. » Une question de génération ? « Je ne sais pas, c’est très dur à expliquer. Mais nous (les anciens) sommes là pour véhiculer ça. Les supporters doivent s’identifier à cette équipe qui a envie de ramener ce club où il doit être, tout simplement. »
« Déjà que ça n’est pas simple, si on rajoute un contexte hostile, ça va devenir très compliqué. »
Stéphane Moulin, Entraîneur du VAFC
Stéphane Moulin n’a pas envie de s’appesantir sur les épisodes précédents. Il sait à quel point l’histoire de VA a pu être belle, « je respecte beaucoup ce qui s’est passé auparavant ». Il n’ignore pas non plus les difficultés récentes. « Mais je ne crois pas qu’il y ait un cimetière en dessous du stade du Hainaut. » Le club n’est pas maudit en d’autres termes. « Ça reste du foot. À nous de changer ça pour retrouver des couleurs et redonner un nouveau souffle, je l’ai dit en arrivant ici. Je ne crois pas à la fatalité, je crois en revanche beaucoup aux bonnes énergies, c’est pour ça qu’il nous en faut un maximum. Déjà que ça n’est pas simple, si on rajoute un contexte hostile, ça va devenir très compliqué. »
Les joueurs ont les clés, il ne tient qu’à eux de retourner l’opinion alors qu’« aujourd’hui, le vase déborde », ont appuyé les GRB, qui n’assureront pas d’animation en tribune, vendredi. « La difficulté » avec le public valenciennois, reprend Stéphane Moulin, « c’est qu’il est en souffrance depuis plusieurs années, il en a marre de souffrir et je le comprends. »
VALENCIENNES – PARIS 13 ATLETICO, vendredi, 19 h 30, stade du Hainaut. À voir sur la chaîne YouTube de la FFF et sur BFM Grand Lille.