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VAFC : « Le chantier est partout », Vincent Hognon évoque la saison et son avenir incertain
Le VAFC, qui doit encore désigner le successeur de Ben Chorley au poste de directeur sportif, n’est pas certain de poursuivre avec Vincent Hognon. L’entraîneur a fait comme si, ces dernières semaines, pour préparer la suite. Avant Aubagne, il a accepté de revenir sur la saison et esquissé la suite.
C’est le dernier match de la saison, serez-vous sur le banc pour le premier match de la suivante ?
« Je ne suis pas sûr que ce soit le moment. Je ne répondrai pas à cette question, pour l’instant. »
Quelle est votre volonté ?
« Les gens connaissent ma volonté. »
Au club, oui, mais ceux de l’extérieur, pas nécessairement.
« Ils attendront un petit peu, ça n’est pas bien grave, on a le temps. »
Vous disiez vendredi que le VAFC pourrait s’appuyer sur la deuxième partie de saison pour reconstruire. Cela pouvait laisser supposer que ce n’était pas forcément avec vous.
« Je n’ai pas fait attention à cette phrase, c’est probablement sorti trop vite de ma bouche. »
« Venir ici a été pour moi une progression, qu’il s’agisse de la structure du club, du niveau d’équipement ou du staff. »
Vous avez aussi laissé entendre que les matchs de cette fin de saison permettaient de préparer la suivante.
« J’ai préparé la reprise, j’ai rencontré beaucoup de joueurs, déjà. J’ai travaillé dans l’optique de la saison prochaine, je suis salarié, c’est logique. On ne peut pas claquer des doigts et décider des choses au dernier moment. Après, on verra ce qui arrive. »
Revenons sur votre arrivée ici. Vous n’étiez pas forcément partant pour entraîner à ce niveau.
« C’est normal, j’étais 6e en Ligue 2 quand je suis parti de Grenoble, pour différentes raisons. Je pouvais espérer un club de Ligue 2 en milieu de saison. Mais Valenciennes s’est présenté et j’ai eu envie de venir. »
L’expérience globale, liée à la découverte de ce niveau, est-elle positive ?
« Sur le National en lui-même, je ne suis pas sûr, c’est quand même un championnat différent, atypique. Quand on voit ce qui se passe à Dijon par exemple, au moment où l’arbitre (de touche) se blesse et qu’on fait appel à quelqu’un qui n’est pas dans la buvette mais pas loin… En revanche, venir ici a été pour moi une progression, qu’il s’agisse de la structure du club, du niveau d’équipement ou du staff. Avoir des moyens pour travailler, c’est une des raisons pour lesquelles je suis venu. »
« L’équipe pouvait descendre »
Vendredi, vous avez aussi dit que l’équipe aurait pu descendre. Est-ce le constat que vous faites en arrivant en décembre ? Était-ce une question de dynamique ou s’agissait-il du niveau de l’équipe ?
« La dynamique était terrible. Et au-delà de la dynamique comptable, je pense sincèrement que s’il n’y avait pas eu de changement, et je ne parle pas de moi, l’équipe pouvait descendre. »
Au niveau de l’effectif aussi alors ?
« Il fallait changer l’effectif aussi, oui bien sûr. C’est mon ressenti. Peut-être que des gens pensent que cet effectif pouvait monter, en début de saison. Je ne le pense pas. »
Il fallait changer l’effectif, et aussi sa manière de jouer ?
« Forcément. Il y avait des manques athlétiques, il était mal équilibré, défensivement c’était la bérézina… Toutes les cinq minutes, il y avait un face-à-face avec le gardien sur les derniers matchs. Celui qui ne pense pas qu’il peut aller au fond (dans ces conditions), il est en danger. Après, finalement, on s’est maintenus très vite, peut-être trop vite. Vu la situation, je pense qu’il fallait avoir ça en tête. Et moi je l’avais. »
Donc, terminer en milieu de tableau, c’est un moindre mal ?
« Ça ne me suffit pas. Avant Dijon, on est quatrième alors qu’on doit être la septième ou huitième attaque et la neuvième ou dixième défense. Ça veut dire qu’on était un peu au-dessus de ce qu’on pouvait faire. »
Au bout du compte, il n’y a pas de mensonge…
« Une fois le maintien acquis, on a caressé l’espoir d’une remontada, on s’en est approché et c’est là qu’on a craqué. Depuis Boulogne et même Bourg, un match qu’on ne doit jamais perdre, il n’y a plus rien. Ça doit faire sept semaines qu’on n’a plus rien à jouer, je n’ai jamais connu ça. »
L’équipe a-t-elle lâché ?
« Ce n’est pas ça. Quand tu es face au Mans, qui joue la montée, que toi tu ne vises plus rien et que tu as des absents… Parce que nous, dès qu’on avait deux absents, c’était fini, on était en dessous. Ce n’est pas qu’on a lâché, c’est que les autres font plus parce qu’il leur reste quelque chose à jouer. Mais, pour moi, la fin de saison est nettement insuffisante. »
« Il y a un ou deux postes sur lesquels il nous en a manqué un peu, notamment devant. Parce que quand je commence à jouer avec Lucas Buades avant-centre, c’est qu’il y a un problème. »
Vous voulez bien être comptable jusqu’au match de Bourg-en-Bresse mais pas sur le reste ?
« Je le suis quand même un peu ! Mais il y a des choses sur lesquelles je ne peux pas être comptable totalement, c’est une évidence. Je regarde les stats, j’essaie de voir où on a flanché. On sait très bien qu’offensivement c’est insuffisant. Depuis que je suis arrivé, on est la sixième ou septième équipe qui tire le plus. On est l’équipe, avec Sochaux, qui a le plus de corners. Ça veut dire qu’on arrive dans les trente derniers mètres mais il nous en a manqué. »
Cela veut dire que Valenciennes n’avait pas les arguments pour remplir son objectif qui était de remonter tout de suite ?
Factuellement… non. On a amélioré l’équipe parce qu’on a bien travaillé avec Ben (Chorley, futur ex-directeur sportif) et beaucoup avec Mathieu (Frison, responsable de la cellule de recrutement), mais il y a un ou deux postes sur lesquels il nous en a manqué un peu, notamment devant. Parce que quand je commence à jouer avec Lucas Buades avant-centre, c’est qu’il y a un problème. Et quand je finis la saison avec un gamin de 18 ans (Kylian Kouakou), je peux presque m’en vouloir de ne pas l’avoir pris avant. »
« Cela manquait un peu de qualité »
L’effectif n’était donc pas assez conséquent par rapport aux ambitions ?
« Il y avait du monde mais il aurait fallu un peu plus d’homogénéité certainement. Cela manquait un peu de qualité. On s’est bien renforcés, on a pris cinq joueurs (cet hiver) et sur les cinq, il y en a quasiment quatre qui ont donné satisfaction. »
N’y avait-il pas aussi un problème de profil de joueur au poste d’avant-centre ?
« Le profil, au départ, était bon, mais la vérité, c’est que les performances n’étaient pas là et elles n’étaient pas là déjà deux mois avant que j’arrive. Et ce n’est pas que lui (Mathias Oyewusi), il y en avait d’autres qui pouvaient jouer à ce poste-là et que je n’estimais pas capables. »
Mettons-nous dans l’hypothèse où vous êtes encore là la saison prochaine. Que faut-il changer en priorité ?
« Le chantier est partout. »
Pas plus dans le secteur offensif ?
« Beaucoup plus dans le secteur offensif ! Quand je regarde toutes les équipes chaque week-end, tous les joueurs offensifs, j’ai envie de les prendre. Certains peuvent trouver les miens intéressants aussi, on a eu de bons prêts avec Stredair (Appuah) et Axel (Camblan). Bubu (Lucas Buades) a eu une vraie efficacité dans le jeu, le meilleur buteur hors penaltys, c’est lui. Tous les matchs, depuis que je suis là, on a eu l’opportunité de les gagner. L’équipe était en place, plutôt solide et il nous a manqué un tueur. »
Vous avez beaucoup de joueurs prêtés ou en fin de contrat, tout est à refaire en fait.
« Ça ne me dérange pas. Tout dépend des moyens qu’on met. Mais le chantier est important, oui. »
« Je suis prêt depuis longtemps, on a rencontré des joueurs, on a fait des visios. »
Combien de joueurs faudra-t-il recruter ?
« Treize ou quatorze. Il y a aussi des prolongations qui peuvent arriver. »
On peut en savoir plus ?
« Dibassy, Masson. Mathieu Michel aurait pu prolonger mais Jean (Louchet) revient. »
Et ceux qui sont sous contrat et qu’on ne voit plus, l’idée sera de s’en séparer ?
« Oui. Sincèrement, je pense qu’on ne les reverra pas. En tout cas, pas avec moi. Je suis prêt depuis longtemps, on a rencontré des joueurs, on a fait des visios. Mais certains peuvent ressortir, regardez Aymen (Boutoutaou) dont on connaît la qualité, Jean-Éric Moursou… »
AUBAGNE – VALENCIENNES, vendredi, 19 h 30.
phil a écrit : ↑15 mai 2025, 22:32 Franchement, changer d'entraîneur serait un non sens total et nous ferait perdre un temps considérable alors qu'Hognon connaît les manques de l'équipe et a commencé à prendre contact avec de probables recrues. Il bénéficie également d'un soutien populaire que n'avait pas Kantari qui a pourtant été prolongé.Je pense comme toi que ce serait plutôt raisonnable de prolonger VH car effectivement il a déjà pu voir les manques de cette saison et commencer a prendre des contacts. Le seul point négatif serait son manque de résultats sur les derniers matchs à cause de joueurs qu'il n'a pas réussi a mobiliser ou a motiver suffisamment pour aller au bout . Je pense que c'est un bon mais s'il n'a pas de bons joueurs il ne peut pas faire de miracles et l'effectif était trop juste pour la mission .Je le redis, j'espère que la raison va l'emporter.