alVAro a écrit : ↑13 avr. 2024, 23:55 Je crois que je n'arriverai jamais à le faire ce depLes courses camarguaises, mon fils jouer à Beaucaire en U15 R1 ou alors il y a toujours la feria.... Bon, on peut venir voir quoi en sport à Nîmes ; curling, pelote basque, peut-être une équipe de volley féminin ; si on n'a pas de cul, autant en mater...
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VAFC : Marie Nicodème raccroche vingt-cinq ans après ses débuts de speakerine, « la première fois j’étais terrorisée »
Vendredi, contre Quevilly, ce sera la dernière de Marie Nicodème au micro du stade du Hainaut. Devenue speakerine du VAFC un peu par hasard en 1999, en pleine époque de vaches maigres, elle a tout connu au club en vingt-cinq ans : d’intenses moments de bonheur et des périodes plus sombres.
Pourquoi avoir décidé d’arrêter ?
« C’est lié à la descente (du club) en National, les matchs auront lieu en semaine, à des horaires qui ne sont pas compatibles avec mes horaires de travail. Avec la LFP (la Ligue de football professionnel, qui gère les championnats de Ligue 1 et Ligue 2), je devais être présente trois heures avant le coup d’envoi pour assister à différentes réunions. Donc, si on joue à 19 h 30 (la plupart du temps le vendredi), cela m’oblige à être là à 16 h 30. C’est l’heure à laquelle je ferme ma porte de classe (Marie Nicodème est directrice de l’école maternelle Zola, à Valenciennes, où elle enseigne également), ça n’est pas possible. Je ne sais pas quel sera le protocole avec la fédé, mais en Coupe de France, c’est quatre heures avant qu’il fallait être présent cette saison. »
Y avait-il aussi une part de lassitude au bout de vingt-cinq ans ?
« Non, parce que je prends toujours autant de plaisir. Peut-être y a-t-il de la fatigue. J’ai fêté mes 50 ans le mois dernier et quand l’hiver, il fait 2 ºC et que tu dois rester plusieurs heures sous la pluie, ça n’est pas évident. Les joueurs, quand ils ont 20 ans, le lendemain ils ont récupéré mais moi j’ai des courbatures partout ! »
Quel est le sentiment qui vous anime ? Le soulagement ou une forme de nostalgie ?
« Non, cela fait plusieurs années que je me dis : “qu’est-ce que je fais encore là sur le terrain ?” Des plus jeunes ont peut-être de nouveaux trucs à apporter aussi. Il n’y a ni nostalgie ni lassitude. »
« À Nungesser, j’étais plus proche des gens, je cherchais toujours mon père ou mon frère dans la tribune pour faire comme si je leur parlais. »
Comment avez-vous débuté ?
« En janvier 1999, Bruno La Rosa (son prédécesseur) venait de perdre son père, qui voulait absolument être enterré en Sicile, il ne pouvait pas assurer le match. Georges Cachera, le proviseur du lycée Wallon (où Marie Nicodème a été élève), était membre du comité de VA et il a pensé à moi. Bruno m’a ensuite demandé de faire la fin de saison avec lui et m’a laissé la place. C’est arrivé comme ça, par hasard. »
Et vous vous sentiez de taille ?
« La première fois, j’étais complètement terrorisée. J’avais tellement peur de dire une bêtise que je ne me souviens de rien. Après, ce genre d’exercice, c’est ce que je fais tous les jours en étant devant mes élèves. J’ai commencé, on était en National, on est ensuite redescendus en CFA, il n’y avait pas grand monde. À Nungesser, j’étais plus proche des gens, je cherchais toujours mon père ou mon frère dans la tribune pour faire comme si je leur parlais. C’est plus impressionnant d’avoir vingt-cinq élèves devant soi ! »
Quelle a été la saison la plus compliquée à vivre ? Celle-ci, parce qu’elle s’achève par la relégation en National ?
« Non, pour moi, la plus compliquée a été la précédente. Avec le public qui ne répondait pas, qui était contre la direction, tu sais que, quoi que tu dises ou quoi que tu fasses, ça va siffler. En plus, les résultats n’étaient pas là, on s’est sauvés au tout dernier moment aussi. On pensait que cette saison se passerait mieux et on s’est vite rendu compte que la descente était inévitable. »
L’anecdote dont vous n’avez jamais osé parler ?
« On jouait un samedi à 15 heures, il faisait super beau, je décide pour une fois de mettre des vêtements d’été, je portais du rouge en haut et du blanc en bas et à travers mon pantalon, avec le soleil, on voyait ma culotte ! José Saez, pendant qu’il était en train de s’échauffer, n’arrêtait pas de me le répéter ! »
« J’étais supportrice avant, je reste supportrice, je retournerai aux matchs, l’année prochaine je serai dans les tribunes. »
Votre meilleur souvenir ?
« Le match de la montée à Sedan (de Ligue 2 en Ligue 1, en 2006), où j’étais présente en tant que spectatrice. J’ai reçu un coup de téléphone : “Marie, dépêche-toi de revenir, on ouvre le stade (Nungesser), tu prends le micro pour le retour des joueurs.” Sur la route, il a fallu tracer, on a réussi à sortir avant les bus des supporters et celui des joueurs qui suivait derrière. Je suis arrivée avant eux pour ouvrir le stade et la sono. Quand on a été sacrés champions de Ligue 2, Frédéric Thiriez, qui était alors le président de la LFP, est venu me chercher et m’a remis derrière le podium la même médaille que celle des joueurs. J’étais fière. »
Au fil de ces années, avez-vous noué de vrais liens de proximité avec certains joueurs ?
« Je les ai tous appréciés, je n’en ai pas connu avec lesquels je n’avais pas d’affinités. Après, c’est vrai que la montée de National en Ligue 2 puis de Ligue 2 en Ligue 1, a fait que je me suis rapprochée de deux joueurs (Philippe Burle et David Klein) qui sont devenus mes amis. »
Quel est le lien qui vous unit à VA ?
« C’est la ville, c’est le foot, c’est mon père qui nous amenait au stade quand nous étions petits. J’étais supportrice avant, je reste supportrice, je retournerai aux matchs, l’année prochaine je serai dans les tribunes. »
VALENCIENNES – QUEVILLY, vendredi, 20 h 45, stade du Hainaut.