TLBXL a écrit :dooby59 a écrit :
Le KOP était l’âme de VA à Nungesser, mais l’esprit de Nungesser est mort avec le Hainaut, il faut donc faire évoluer VA pour qu’il survive, sinon on est voué à crever, comme actuellement.
Le stade sonne creux et on a jamais retrouvé l’ambiance d’avant, la faute à un stade trop grand.
Soit ça reste comme ça et il ne faut pas se plaindre de l’état du club, soit des choses nouvelles sont testées.
Le stade sonne creux car peu d'ambiance, et peu d'ambiance pour deux raisons:
- le sportif qui ne donne pas envie/peu envie
Le sportif fait peu envie car nous avons fait les choses à l’envers. Si un modèle économique avait été mis en place, dès le retour du club à l’échelon professionnel, nous n’en serions pas là.
Le club aurait pu se constituer un matelas de sécurité pour ne pas tomber si bas et y être englué en allant dans le mur financièrement, comme actuellement. Il ne faut donc pas s’étonner qu’on continue de s’enfoncer, sans savoir où l’on va.
TLBXL a écrit :- le regroupement des groupes en un kop unique. La force de Nungesser, c'était deux forces qui se répondaient (kop Nungesser, puis kop Pouille) et qui entrainaient toute la Pouille, puis tout le stade.
Le mouvement d'un groupe vers la Nord est une bonne chose. D'après certains, il y a même eu un bel effet face à l'ASNL. Reste plus qu'à retrouver du beau foot, et ça fera pas mal.
Sauf que Nungesser était 1/3 plus petit et donc l’ambiance y était décuplée grâce au ratio affluence/capacité du stade.
Nungesser était une forteresse car il y avait une ambiance et VA y a pris de nombreux points. Le Hainaut, lui, même avec 10 000 places vides en L1 en moyenne ne faisait peur à personne et c’était open bar...
TLBXL a écrit :dooby59 a écrit :Le truc, c’est qu’il faudra bien comprendre un jour, qu’on est dans une logique de sport business et que c’est soit tu t’adaptes, soit tu crèves. On a le club qu’on mérite...
Sauf que quand t’es déficitaire comme la plupart des stades français, le but c’est d’inverser la tendance et ne pas être dépendant des droits TV et des transferts joueurs. C’est ce qui fait qu’on est dans la merde aujourd’hui et qu’on arrivent pas à remonter...
Mais bon, si la situation actuelle semble te satisfaire. Restons dans notre petit football de quartier...
Oui, la situation actuelle me satisfait.
Au moins, ça a le mérite d’être clair. Tu n’as donc pas le droit de te plaindre de la situation actuelle.
TLBXL a écrit :C'est d'ailleurs pour ça que j'écris et que je milite via mes posts pour un statu quo total...
Voir tout en noir ou tout en blanc... Tu dois faire des efforts, innover, prendre des risques sur certains aspects, mais tu ne dois pas forcément tout remettre en question pour le Dieu Pognon.
Bienvenue dans le monde du foot business... Bientôt 40 ans après son apparition, on en est encore là... Heureusement qu’Aulas ne se dit pas la même chose, sinon l’OL serait encore dans la même situation qu’il y a 30 ans
Et j’avais oublié qu’à VA, on pouvaient tellement se permettre de vanter notre modèle économique merveilleux...
TLBXL a écrit :Quels clubs ne sont pas dépendants des droits TV?
Le PSG, Lyon et Brest :
PSG :
Résultat d’exploitation 2017/2018 : 557 338 000€
Droits TV : 127 864 000€
Pourcentage de la part des droits TV, dans le résultat d’exploitation : 22,9%
Source :
Compte individuel des clubs 2017/2018
Lyon :
Produit des activités (Du 01/07/2017 au 30/06/2018) : 289 500 000€
Droits TV : 65 200 000€
Pourcentage de la part des droits TV, dans le résultat d’exploitation : 22,5%
Source :
Zone bourse
Brest :
Résultat d’exploitation 2017/2018 : 15 142 000€
Droits TV : 5 264 000€
Pourcentage de la part des droits TV, dans le résultat d’exploitation : 34,7%
Source :
Compte individuel des clubs 2017/2018
Tous les autres clubs français ont une part de droits TV approchant (Ou dépassant largement) les 50% de leurs produits d’exploitation.
TLBXL a écrit :Quels clubs ne vivent que grâce à leur billeterie? La billeterie, en France comme ailleurs (tu pourras me sortir les chiffres me contredisant, ça enrichira le débat), ça ne fera jamais la richesse d'un club. C'est les sponsorings, la pub, les droits TV et le merchandising pour les très grands clubs à audience mondiale. La billeterie, chez nous, c'est même pas 10% de nos revenus. Donc, sacrifier certains aspects de l'identité de notre club (je n'ai pas l'impression que nos supporters souhaitent quitter la latérale) pour gagner des marges sur une marge...
La question n’est pas d’avoir un club qui vit uniquement des revenus de billetterie, ça n’a aucun sens.
Le but, c’est de diluer le risque de la dépendance dans une source de revenus en particulier.
Pour cela, il faut diversifier les différentes sources pour atteindre un certain équilibre, empêchant l’accident industriel.
A VA, la billetterie, c’est 9,10% des revenus d’exploitation :
Recettes matches : 798 000€
Produit d’exploitation : 8 762 000€
Source :
Compte individuel des clubs 2017/2018
Sachant que la moyenne en France, c’est aux alentours entre 7,5% et 10%. Les plus mauvais aux alentours des 5% (Monaco, Montpellier, AC Ajaccio, Gazelec, Auxerre, Châteauroux, Clermont, Orléans, Paris FC, Quevilly-Rouen) et les meilleurs entre 12,5% et 15% (Amiens, Bordeaux, Caen, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Nantes, Strasbourg, Lens, Nîmes, Reims).
TLBXL a écrit :Question TV, si on met le kop derrière les buts, on va avoir qui pour payer une fortune pour assister en latérale à nos supers matchs de L2? On aura une latérale vide.
Tu vides déjà toute la tribune latérale haute (Ou les spectateurs paient déjà un tarif plus élevé) pour faire redescendre les gens en bas, plus proche du terrain. Plus de tribune clairsemée = effet visuel de stade rempli (Vu que 90% du temps les caméras filment que les tribunes basses lors des phases de jeu), diffuseurs qui viendront plus souvent = hausse des droits TV.
Pour le KOP, derrière les buts, si tu mets tout le monde en zone terrasse Nord (Les actifs sur la zone béton bien sûr vu qu’on ne peut pas faire autrement à cause de la tribune amovible). Tu concentres les personnes pour faire un effet de masse susceptible de faire émerger une ambiance. Ça évite l’effet clairsemé aussi qui est nuisible à l’image du club et à l’ambiance.
TLBXL a écrit :Là où le foot français doit se remettre en question, pour sa compétitivité, c'est sur la répartition des droits TV. Si elle était plus égalitaire, plus progressive, plus redistributive, alors là les clubs petits et moyens pourraient renforcer leur compétitivité vis-à-vis de leurs homologues d'autres championnat, ce qui en conséquence revaloriserait sportivement notre championnat, et générerait davantage de rentrer d'argent pour la LFP via les droits TV. En sports US, et dans le foot britanique je crois, les revenus des droits TV sont bien mieux gérés dans un intérêt collectif où chacun y retrouve quelque chose. Chez nous, on pense à l'intérêt perso des plus gros. Il est là le changement qui doit être fait.
L’ecart de budget entre le 1er en France et le dernier est similaire à la Bundesliga. Est-ce que le football allemand est moins compétitif que le football français ?
La majorité des clubs français sont sous perfusion des droits TV. Qu’ils trouvent déjà d’autres sources de revenus comme l’OL pour se développer, plutôt que d’attendre un potentiel développement qui n’arrive jamais...
Certains, comme Nîmes décident de se prendre en main...
TLBXL a écrit :dooby59 a écrit :Pour une tribune populaire, c’est obligatoire, ça doit faire partie de la stratégie globale.
Il faut minimum deux tribunes populaires (ou en partie populaire, pour l'ambiance). Sinon, ça ne prendra pas. Et on n'est pas non plus dans un arrondissement hyper riche.
Une ou deux tribunes populaires, c’est pas ça le problème. Ça on est capable de le faire. Le problème, c’est qu’à 14€ un VA/Châteauroux, c’est trop cher pour du populaire.
Le club pratique ces tarifs pour réaliser son quota de revenus billetterie pour réaliser son budget. L’inconvenient, c’est qu’il ne remplie pas son stade et met un frein à beaucoup de monde car le tarif est trop élevé pour le spectacle proposé...
Le problème, c’est que c’est les business seats et les loges qui permettent de lever des fonds et pour ça, il faut un travail de lobbying pour attirer les entreprises qui amènent des revenus au club, convaincre sur le projet à mettre en place. Ils permettent ainsi de subventionner des places à tarif populaire.
L’avantage des places à tarif populaire, c’est d’y mettre l’ambiance et de créer un cercle vertueux. Tout le monde tire profit de tout le monde (Les tarifs populaires sont contents de l’ambition et les business seats/loges sont contents de l’ambition ET de l’ambiance. Ça fait parler du club et ça amène du monde et potentiellement plus de business pour les partenaires). L’Allemagne a tout compris et ce depuis longtemps...