Raphaël, (Raffaello en VO) : c'était son surnom. Par sa faculté à "se mettre lui-même en scène" sur les buts. En effet, Raphaël, lorsqu'il peignait de grandes scènes, se dessinait lui-même dans un coin de la scène. Salle des signatures au musée du Vatican : "la dispute du saint-sacrement" (traduction littérale) fait face à "l'école d'Athènes", il figure dans les 2 tableaux.
On en revient à Roberto ; il était comparé au peintre parce qu'il construisait ses buts sur base de "une deux" qu'il recherchait avec un autre joueur afin de se lancer pour ensuite éliminer les adversaires jusqu'à marquer. Un des plus célèbres (et celui qui me l'a fait découvrir en 90) est le but face à la Tchécoslovaquie ; Gianini (il principino della Roma) élimine 2 tchèques, transmet à Baggio sur le côté, contrôle Baggio la lui remet, en une touche de balle Gianini lui remet dans la course, Baggio élimine 2 défenseurs, puis s'en va battre le gardien, suite à une feinte de corps.... mémorable.
Sinon, le surnom de Del Piero, c'était Pinturicchio (comme le peintre vénitien) mais, là, je ne sais pas pourquoi.